Lors du congrès des 21 et 22 octobre, le PRG a décidé de ne pas présenter de candidat aux élections présidentielles. Notre bureau directeur du 15 novembre a décidé que le PRG soutiendrait Ségolène Royal dès le 1er tour de l'élection présidentielle.
Le cap est donc fixé, Ségolène Royal est la candidate du PRG à l'élection présidentielle. Pour ma part, je ferai sa campagne sans éta d'âme. Le but est de vaincre la Droite et Nicolas Sarkozy.
Nous ne pouvons pas nous permettre de risquer 5 ans d'une politique libérale de casse du modèle républicain (attaques sur l'impôt progressif, attaques sur les politiques sociales destinées aux quartiers populaires comme les ZEP, attaques sur le code du travail....).
Nous profiterons de cette campagne pour populariser les thèmes qui nous sont chers: renouvellement profond des institutions (VIe République), une politique volontaire de lutte contre les inégalités sociales dans les quartiers....
Sur Palaiseau, les radicaux seront aux premières loges pour faire gagner la Gauche.
Par françois xavier
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Nicolas Sarkozy a annoncé son slogan de campagne, la rupture tranquille.
Ce slogan prête à rire tellement il ressemble à une trouvaille de publicitaire(cela me fait diablement penser au sketch des Inconnus dans lequel des publicitaires utilisent le même slogan pour vendre un rouleau de papier toilette et un homme politique:"souple et solide à la fois").
Au delà de l'humour involontaire des communiquants du petit Nicolas, ce slogan est révélateur d'un certain mépris pour l'électeur. En effet, il faut avoir du culot pour prôner la rupture alors que l'on a été pendant près de 5 ans au gouvernementet que l'on dirige la formation majoritaire à l'Assemblée Nationale.
Ce slogan est aussi un moyen de cacher ce qu'est en réalité le programme de l'UMP. La Droite a en effet du mal à assumer son libéralisme (le CPE les a un peu refroidi). Pourtant la réalité est là le programme de l'UMP est une amère potion libérale: réforme de l'ISF et suppression de l'impôt sur les successions, fin du CDI avec le contrat unique d'embauche.... Bref, la rupture sera tranquille pour les nantis et dure pour les plus modestes.
Ne nous laissons pas enfumer par les slogans. Pour le changement, pour une politique plus solidaire, pour de nouvelles institutions, c'est pour la Gauche qu'il faut voter en 2007.
Par françois xavier
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Je vais vous raconter la belle histoire d'un pêcheur de l'île de Ré (rien à voir avec Lionel J). Ce brave pêcheur vivait chichement de sa modique retraite. Un jour, il entendit frapper à sa porte (TOC,TOC). Le pêcheur alla ouvrir et se retrouva face à face avec un homme à lunettes à la mine sombre. Ce dernier se présenta:"je suis percepteur, je viens encaisser l'ISF". Le pêcheur, étonné, se retint de sortir son fusil à gros sel et rétorqua:"Vous faites erreur". Le percepteur lui répondit:"Non, le terrain sur lequel est construit votre cabane vaut 1.3 millions d'euros et vous devez donc au titre de l'ISF 15 000 euros". Le pêceheur n'en revenait pas, estomaqué il dit:"Mais, je n'ai pas les moyens de payer, ma retraite ne me le permet pas!".
C'est sur la base de genre de cas que l'UMP propose d'exonérer d'ISF la résidence principale.
Belle opération de propagande! On commence par nous présenter ce qui est un conte de de fée comme un cauchemar car en réalité notre pêcheur a réalisé une sacrée bonne affaire grâce à l'explosion des couts de l'immobilier. Seconde étape, sur la base de ce cas particulier, on propose une réforme d'ordre général qui s'applique à tous les assujettis à cet impôt.
Rappelons quelques vérités simples, pour être assujetti à l'ISF il faut posséder un patrimoine de 730 000 euros minimum. Le taux le plus élevé de l'ISF est de 1.8% et ne s'applique qu'aux foyers ayant un patrimoine supérieur à 15 millions d'euros. Deuxièmement, le cas de notre pêcheur de l'île de Ré est marginal car l'essentiel du patrimoine est entre les mains des plus riches. Rappelons que les 10% les plus riches de la population concentrent entre leurs mains 46% du patrimoine en France. Le pauvre pêcheur assis sur un tas d'or est donc une exception! Mais il est vrai qu'il est difficile de nous faire pleurer sur la feuille d'impôt de Lilianne de Bettencourt.
Enfin, plaçons nous sur le plan des principes. Il est normal, dans une société républicaine, que les détenteurs d'un gros patrimoine payent un impôt. En érodant les grosses accumulations de capitaux, cet impôt évite la constitution de dynasties de rentiers. La Droite, comme d'habitude, se soucie beaucoup plus des 400 000 foyers qui payent l'ISF que des 6 millions de pauvres que comptent notre pays. A chacun ses priorités.
Par françois xavier
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Dimanche 10 décembre 2006
Sarko nous a encore fait un numéro assez impressionnant au sujet de l'environnement. Le jeudi il signe le pacte de Nicolas Hulot sur l'environnement et s'entretient avec Al Gore, le vendredi il part en baie de Somme serrer la louche aux chasseurs (admirons l'artiste!).
Cependant, au delà des gestes, le Figaro du vendredi 8 décembre ne pouvait pas s'empêcher de relever les contradictions du petit Nicolas (pourtant on sait qu'au Figaro ils ne sont pas furieusement gauchiste).
Je cite donc le Figaro:
"
Les écologistes s'étonnent aussi que Nicolas Sarkozy n'ait pas utilisé ses compétences de ministre de l'Aménagement du territoire pour mieux défendre la loi de protection du littoral, il y a quelques mois, quand plusieurs amendements ont tenté d'en réduire la portée.Plus encore: hier, les députés UMP de la commission des finances de l'Assemblée ont rejeté les mesures de fiscalité environnementale de la loi de finance rectificative, telles que la création d'une taxe sur le charbon, ou l'actualisation d'une taxe sur les activités polluantes, ou encore l'autorisation, pour les collectivités locales, d'exonérer de la taxe foncière les personnes achetant des logements neufs économes en énergie".En somme, Sarko est écolo sur les estrades mais beaucoup moins à l'assemblée. Mais rassurons nous, maintenant qu'il a été converti par Nicolas Hulot, il coupera le robinet en se brossant les dents, c'est déjà ça de gagné pour la planète.
Par françois xavier
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Dimanche 17 décembre 2006
Le départ de Johnny Halliday a été l'occasion de relancer le débat sur l'ISF. Si l'on en croit l'argumentaire de l'UMP, l'ISF ferait fuir les forces vives de la nation et serait à l'origine d'une intolérable hémorragie pour l'économie française. Les médias nous ont ressorti la liste des VIP partis sous des cieux fiscaux plus cléments: Mulliez fondateur du groupe Auchan en Belgique, Alain Delon en Suisse... Il est temps de rappeler quelques éléments de réflexion.
Le rapport Marini nous rappelle que le nombre de départs du fait de l'ISF est évalué à quelques 350 départs par an. Ce chiffre est à rapporter aux 400 000 asujettis à l'ISF. Il faudra encore un bon millénaire avant que toute la "force vive" ne soit parti.
D'ailleurs rappelons que l'âge moyen de l'assujetti à l'ISF est de 66 ans. La force vive est donc un peu amortie. Les personnes qui partent sont donc des gens qui ont fait fortune en France, ont profité de son marché, de ses services publics et une fois fortune faite refusent de contribuer au fonctionnement de l'Etat qui a été le cadre de leur enrichissement.
De plus, sur le fond, la démarche qui consiste à juger le système fiscal français sur la base de l'ISF seulement est très contestable. Voici ce qu'en pense l'économiste Denis Clerc:"
J'en étais là de mes cogitations, [...] lorsque j'ai lu le dernier rapport du Conseil des impôts. S'il reconnaît que le fisc français a la main lourde sur l'imposition des patrimoines, il avance que le capital productif bénéficie de plusieurs régimes de faveur qui compensent :amortissements plus favorables, régime des impatriés (les cadres étrangers venant travailler en France) mis en place en 2004, imposition relativement peu élevée des stock-options,etc. Comme, en outre l'impôt sur le revenu est plutôt moindre qu'à l'étranger et l'impôt sur les bénéfices à peu près similaire, le Conseil conclut que "les logiques d'implantation des [firmes] à l'oeuvre demeurent principalement non fiscales" et que "l'imposition des hauts revenus et des droits de mutation n'incite que marginalement à la délocalisation des activités".Bref, la France attire les capitaux étrangers, même si elle fait fuir chaque année quelques 150 contribuables assujettis à l'ISF, très majoritairement âgés de plus de 60 ans." (
Alternative Economique n 231 décembre 2004).
Enfin pour juger de l'attractivité d'un pays, son système fiscal n'est pas le seul élément à prendre en compte. C'est l'amère exéprience qu'ont fait de nombreux expatriés partis en Grande Breatgne du fait de la fiscalité plus douce. Cependant, les couts de l'immobilier, le cout de l'éducation, de la santé font qu' un couple avec enfants a plus intérêt à vivre en France. Comme quoi les services publics ont du bon!
Sarkozy et ses amis disent vouloir s'ocuper de la France qui souffre mais quand son parti est au pouvoir c'est toujours en faveur des plus riches qu'ils arbitrent en se cachant derrière un soi disant intérêt général.
Par françois xavier
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